notre histoire
L’histoire de votre restaurant l’Orangerie de Montargis
Une maison de gastronomie enracinée dans deux siècles d’accueil à Montargis.
XVIIe – XVIIIe siècle
Aux origines du lieu
L’histoire de l’Orangerie commence bien avant l’ouverture du restaurant.
Situé sur l’ancienne route royale n°7 reliant Paris à Lyon — aujourd’hui la rue Jean-Jaurès — le quartier du faubourg de Lyon devient dès le XVIIe siècle un lieu de passage incontournable pour les voyageurs, marchands et pèlerins traversant Montargis.
En 1627, les Montargois érigent une chapelle dédiée à saint Roch, protecteur contre la peste, à l’entrée sud de la ville — volontairement placée hors les murs pour tenir la contagion à distance. Autour d’elle se développe progressivement un quartier animé par les commerces et les maisons accueillant les voyageurs de la route de Lyon.
En 1646, les religieuses Ursulines acquièrent un vaste terrain de plus de 3 hectares le long du faubourg, entre la route et le canal, pour y faire construire leur couvent. Leurs bâtiments s’alignent le long de la rue et leurs jardins abritent très certainement une orangerie, comme en possédaient leurs consœurs Bénédictines à l’autre sortie de la ville — dont le bâtiment abrite aujourd’hui l’Université du Temps Libre.
Cette évocation des jardins et des orangeries anciennes donne aujourd’hui une profondeur particulière au nom de L’Orangerie.


XVIIIe – XXe siècle
Plus de 200 ans de restauration
Dès la fin du XVIIIe siècle, un premier aubergiste s’installe à cet emplacement : Claude Gaudin, qui se déclare « aubergiste et fermier des pataches » dans une pétition de voirie de 1780. La patache était le véhicule des gens peu fortunés sur la route de Lyon — ses conducteurs, les patachons, formaient une tribu remuante dans ce faubourg très fréquenté. La locution « mener une vie de patachon » leur a survécu.
La maison qui porte aujourd’hui le n°57 de la rue Jean-Jaurès passe ensuite entre plusieurs mains, sans jamais perdre sa vocation d’accueil.
Un acte notarié de 1874 confirme qu’elle était alors connue sous le nom d’« auberge de Saint-Roch ». La chapelle voisine, transformée en maison d’habitation, sert quant à elle d’octroi à l’entrée sud de la ville, où une taxe est perçue sur les marchandises entrant à Montargis.
Au fil des générations, la maison ne cesse d’accueillir : cabaret, auberge, marchand de vins, café, épicerie, café-restaurant. Derrière chaque enseigne, des histoires humaines remarquables.
Georges Henri Trou, qui ouvre son auberge ici avant 1914, meurt pour la France le 29 octobre 1918 — quinze jours avant l’armistice — son nom figure sur le monument aux morts de Montargis. C’est son épouse Alice qui maintient seule l’établissement jusqu’à la fin de la guerre.
Marcel Lemaire, qui reprend les lieux en 1920 à l’enseigne « Aux Bons Amis », est lui-même blessé de guerre ; c’est son épouse Marie Gaume qui tient le café au quotidien.
À l’initiative de son successeur Pierre Jeantaud, l’établissement prend en 1958 le nom de « Chez Pierre », après huit années d’exploitation sous son ancienne appellation. Cette dénomination, perdurera ensuite 29 ans, sous quatre exploitants successifs.
Depuis plus de deux siècles, la vocation de cette maison a toujours été la même : recevoir et rassembler.


“La vocation de cette maison a toujours été la même : recevoir et rassembler.”
1992 – Aujourd’hui
La naissance de l’Orangerie
En 1992, le chef Franck Foucard devient propriétaire des lieux et décide de redonner vie à cette maison chargée d’histoire.
Avec son épouse Catherine, ils créent l’Orangerie de Montargis, un restaurant où se rencontrent cuisine gastronomique, sens de l’accueil et convivialité. Franck choisit ce nom en souhaitant s’inspirer de l’univers de Claude Monet et de ses Nymphéas — un choix qui prend un relief inattendu quand on sait que les sœurs Ursulines cultivaient très certainement ici même, trois siècles plus tôt, leur propre orangerie dans ce jardin.
Depuis plus de 30 ans, le couple cultive ici un lieu chaleureux où l’on vient partager un repas, célébrer un moment important ou simplement se retrouver autour d’une belle table.
En 2007, Franck et Catherine acquièrent également les murs du bâtiment, réunissant pour la première fois depuis longtemps le fonds et la propriété entre les mêmes mains.
Aujourd’hui encore, l’Orangerie perpétue la vocation historique de cet endroit : accueillir les visiteurs et faire de chaque repas un moment de partage.


petite anecdote
Dans les années 30, Maurice Charrier, le père de Catherine, vivait dans une petite chambre située dans la cour du bâtiment qui abrite aujourd’hui l’Orangerie.
Bien avant que Catherine et Franck n’y ouvrent leur restaurant, ce lieu faisait déjà partie de l’histoire familiale. Une coïncidence qui donne à l’Orangerie une dimension encore plus personnelle et sentimentale.
Recherches publiées dans le Bulletin de la Société d’Émulation de l’arrondissement de Montargis, n°199, juin 2026.










